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Bellocq

Château de BellocqSite occupé dès le deuxième siècle par les romains, ceux-ci y développèrent la culture de la vigne.
D'abord connu sous le nom de Beitloc, Pulcher Locus en 1286, Bégloc en 1327, Belloc, Betloc en 1582 puis à nouveau Belloc, le nom définitif de Bellocq date de 1801. Son nom signifie "beau lieu" (bèth loc).

Statégiquement placé sur le gave de Pau, le village est né au XIIIème siècle lors de l'édification d'une forteresse par Gaston VII Moncade. Située à la frontière de la Gascogne anglaise, la forteresse est destinée avec le château de Salles-Mongiscard à protéger les abords de sa capitale Orthez (Ortès). Les travaux du château démarrent en 1250 et se terminent en 1280. Et c'est en 1281 que Gaston VII décide de fonder une bastide aux côtés de la forteresse, pour attirer une population nouvelle et augmenter les capacités de défense du château. La charte de fondation de la bastide, en date du 29 septembre 1281, stipule que les colons qui acceptent de venir y vivre sont automatiquement affranchis. Les habitants disposent d'autres privilèges : ils sont exempts de péage et de banalités, ils peuvent disposer d'un four à pain, ainsi que du droit de chasse et de pêche à  l'intérieur de la bastide. Ils peuvent également tenir un maché tous les quinze jours. L'ensemble de ces avantages assurent le succès de la bastide : un siècle après sa création, on recense 85 feux en 1385 lors du dénombrement de Gaston Fébus.

Pélerin au béret - Portail de léglise de BellocqL'Eglise Notre-Dame est fortifiée et fait partie intégrante des défenses du lieu. Son clocher sert à la fois de donjon et de tour de gué. La sculpture d'un pélerin au béret sur le portail de la porte d'entrée témoigne de l'importance du passage des pélerins dans le village : situé sur le chemin de St Jacques de Compostelle, près de l'auberge-relais de Puyoô - qui offrait le gîte aux pélerins- le village est traversé tout au long du Moyen-Age par les chrétiens se rendant en pélerinage en Galice. Le béret du personnage pourrait attester que cette coiffe est d'origine béarnaise, et non basque.

Le château est conçu pour abriter une garnison importante et devient la plus grande enceinte de la Vicomté de Béarn. la place forte est un quadrilatère irrégulier renforcé par quatre tours rondes, une semi-circulaire et deux tours carrées. Celle du Midi a une porte tournée du côté du village; celle de l'Est possède un escalier qui descend vers le Gave.
la forteresse est renforcée en 1370 par Gaston III de Foix-Béarn (Gaston Fébus), puis remis en état par Henri II d'Albret en 1542 dans l'éventualité d'une invasion espagnole. Il sert alors de villégiature à Jeanne d'Albret qui y réside régulièrement au XVIème siècle, lorqu'elle se rend à Salies de Béarn pour y prendre les eaux. Victime de tentatives d'enlèvements lors de ses séjours au château, elle se serait sauvée par des souterrains qui communiquaient avec le château de Moncade à Orthez, ou bien encore par un escalier extérieur.

A partir de 1568, le village et sa forteresse sont régulièrement au centre des conflits religieux qui opposent catholiques et protestants. Bellocq est alors sous la domination de la famille protestante de Piles, branche de la famille Clermont Lodève. Un des membres de cette famille, Armand Piles, combat aux côtés de Condé, Gramont, Montgoméry et Coligny, et trouve la mort lors de la Saint Barthélémy. Le culte catholique est rétablit par Charles IX lors de l'invasion du Béarn par le baron de Terride. Le Comte Montgoméry forme une armée de résistance à la demande de Jeanne d'Albret, et prend d'assaut le château. Il a à subir 2 forts assauts auxquels il résiste: Montgoméry doit rebrousser chemin après un court siège.
En 1620, le Béarn protestant étant redevenu trop important, Louis XIII fait incendier et raser la forteresse pour qu'elle ne tombe pas dans les mains des partisans de l'Eglise Réformée. Le village de Bellocq ne jouera plus dès lors aucun rôle déterminant dans l'histoire du Béarn.

Bellocq reste cependant un important foyer protestant, et en 1685 son temple est l'un des cinq rescapés en Béarn? En 1698, entre 300 et 400 protestants sont tués ou faits prisonniers dans les bois de Bellocq.

 

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Sources :
- Graphikdesigns
- "Salies de Béarn et ses environs à travers les âges" par S. Trébucq - 1898 
- "Le Guide du Béarn" de Louis Laborde-Balen ed La Manufacture
-  lebearn.net

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